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Niamey, 2 mai (ANP) –Le Ministre de l'équipement et des infrastructures, le Colonel-major Salissou Mahamane Salissou, lors de son entretien accordé à la RTN, ce samedi 2 mai 2026,a présenté les principales actions engagées par son département pour le développement des infrastructures routières au Niger.
Il a également évoqué les mécanismes de financement, les partenariats public-privés ainsi que l'état d'avancement de plusieurs chantiers structurants à travers le pays.
Poursuivant son intervention, le ministre a indiqué que le gouvernement œuvre à la création d'un environnement favorable à l'investissement dans le secteur des infrastructures, en collaboration avec des partenaires techniques et financiers. Il a notamment évoqué les dispositifs mis en place par les plus hautes autorités, à travers le code des investissements et la loi sur le partenariat public-privé (PPP), afin de rendre le pays plus attractif et de garantir des conditions sécurisées de retour sur investissement.
Dans ce cadre, le Ministre a expliqué qu'un partenaire a manifesté son intérêt à travers une lettre d'intention transmise à l'Agence nigérienne pour la promotion de l'investissement privé stratégique (AMPIPS), en coordination avec le ministère des Finances.
« La mise en œuvre des projets d'infrastructures routières repose sur une collaboration étroite entre les ministères techniques et les structures en charge des aspects financiers et de la promotion des investissements », a-t-il précisé.
Abordant les réalisations concrètes, le ministre a fait état de plusieurs chantiers lancés ou en cours dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route assignée à son département.
Il a indiqué qu'après un état des lieux à sa prise de fonction, des actions de modernisation ont été engagées, notamment dans la ville de Niamey.
Parmi les projets structurants, il a cité les travaux d'aménagement des axes routiers à partir de la sortie de l'aéroport jusqu'au croisement Soni-Loga, en 2×3 voies, avec une extension vers Liboré, ainsi que la poursuite des travaux jusqu'au pont de Sorey, incluant la construction d'un nouveau poste de péage. Il a également mentionné la modernisation de la sortie RN25, également en 2×3 voies, ainsi que la mise en circulation prochaine du pont de Saga-Gorou.
Au niveau national, le ministre a évoqué l'état d'avancement de plusieurs projets, notamment la réhabilitation du tronçon Niamey–Balleyara–Loga, presque achevée, ainsi que les travaux de la route RN4 Farié–Téra (112 km), lancés en novembre et jugés très avancés. Il a également cité les travaux sur l'axe Abala–Tamé (70 km), ainsi que plusieurs ouvrages en cours de réalisation.
Dans le cadre du projet d'appui aux communautés, il a indiqué que la réhabilitation du corridor Zinder–Agadez (442 km), réalisée sous forme de marché à obligation de résultat, progresse de manière satisfaisante, avec un rythme de livraison de 20 km tous les six mois.
Il a en outre annoncé l'obtention de financements additionnels pour la réhabilitation du tronçon Agadez–Tiguidit.
Le ministre a également fait cas du lancement des travaux de la route Doutchi–Kouré–Doutchi/Nigeria, destinée à renforcer les échanges économiques transfrontaliers, ainsi que du projet de réhabilitation de la route Maradi–Zinder (237 km), dont la sélection des entreprises est en cours. Ce projet intègre également la réalisation de routes rurales pour faciliter l'écoulement des produits agricoles et l'accès aux services sociaux.
S'agissant des innovations apportées dans l'exécution des projets, le ministre a insisté sur le renforcement du contrôle de la qualité, la maîtrise des coûts et la redevabilité dans la gestion des ressources publiques. « L'objectif est de garantir que chaque franc investi profite réellement aux populations », a-t-il affirmé, tout en soulignant l'importance de l'anticipation dans l'entretien des infrastructures pour prolonger leur durée de vie.
Répondant aux préoccupations sur l'état d'avancement des projets, il a expliqué que la réalisation d'infrastructures routières suit plusieurs étapes, notamment les études techniques, la mobilisation des financements, les procédures de passation des marchés et la sélection des entreprises. Ces différentes phases peuvent s'étendre sur plusieurs mois, voire années, avant le démarrage effectif des travaux.
Il a toutefois assuré que des progrès significatifs sont enregistrés sur plusieurs chantiers, citant notamment le cas de la route Farié–Téra, dont les travaux connaissent un niveau d'exécution avancé.
BAZ/AS/ANP 012 mai 2026