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Diffa, 02 sept. (ANP) – À quelques jours de l'ouverture de la 3ᵉ édition du Festival de l'Artisanat et de la Culture de Blanakour (FARCUB), prévue du 4 au 6 septembre 2026 dans la commune rurale de N'Gourti, dans la région de Diffa, les préparatifs de cette importante manifestation culturelle et économique ont reçu l'attention
particulière du Gouvernement nigérien à travers une mission effectuée sur le site par la Ministre en charge du Tourisme et de l'Artisanat et son collègue en charge de l'Agriculture et de l'Élevage.
Placée sous le thème : « Artisanat et culture, facteurs de souveraineté économique et de cohésion sociale », cette troisième édition ambitionne de consolider le positionnement du FARCUB comme un cadre de promotion des savoir-faire locaux, de valorisation du patrimoine culturel et de création d'opportunités économiques au profit des populations, particulièrement des artisans, des jeunes et des femmes.
La présence des deux membres du Gouvernement à Blanakour, quelques jours avant l'ouverture officielle du festival, traduit l'intérêt accordé par les autorités nationales à cette initiative culturelle portée par les communautés locales, mais également la volonté de faire de l'artisanat, de l'agriculture, de l'élevage et de la transformation locale des secteurs complémentaires au service du développement territorial et de la souveraineté économique du Niger.
Pour la Ministre en charge du Tourisme et de l'Artisanat, Madame Aghaichata Guichène Kari lors d'une interview accordée à l'ANP, cette mission répond avant tout à une volonté du Gouvernement d'être aux côtés des populations et des artisans, y compris dans les localités où s'expriment les savoir-faire traditionnels les plus authentiques.
« À quelques jours de l'ouverture de cette 3ᵉ édition du FARCUB, il était important pour moi de venir constater personnellement l'état des préparatifs, échanger avec les acteurs locaux et surtout réaffirmer l'engagement du Ministère du Tourisme et de l'Artisanat en faveur du développement de l'artisanat dans la région de Diffa », a-t-elle indiqué.
Au-delà de son caractère festif, le FARCUB constitue, selon la Ministre, un espace de promotion de la culture nigérienne, de valorisation des talents locaux et de création d'opportunités économiques pour les populations.
Le constat fait sur le terrain a, par ailleurs, permis de relever une mobilisation importante des autorités administratives et coutumières, des organisateurs, des artisans ainsi que des populations de Blanakour autour de la réussite de cette manifestation.
La Ministre s'est ainsi félicitée de l'état d'avancement des préparatifs, tout en relevant que quelques ajustements restaient à finaliser avant l'ouverture officielle du festival.
« L'essentiel est en place et nous sommes confiants quant à la réussite de cette édition », a-t-elle déclaré, saluant surtout l'engagement des populations locales.
Pour elle, cette mobilisation communautaire constitue l'un des principaux atouts du FARCUB, démontrant que l'implication des populations dans l'organisation et la conduite des événements culturels peut transformer ces initiatives en véritables moteurs du développement local.
Le thème retenu pour cette troisième édition place résolument l'artisanat et la culture au cœur de la réflexion nationale sur la souveraineté économique.
Pour la Ministre en charge du Tourisme et de l'Artisanat, cette souveraineté commence par la capacité d'un pays à produire, transformer, consommer et valoriser ses propres ressources.
Dans cette perspective, l'artisanat apparaît comme un secteur stratégique, compte tenu de l'importance des savoir-faire détenus par les femmes et les hommes qui exercent dans les différents métiers artisanaux à travers le pays.
L'enjeu, a-t-elle expliqué, consiste désormais à accompagner ces artisans afin que leurs connaissances et leurs compétences traditionnelles puissent générer davantage de revenus, créer des emplois et contribuer plus significativement à la production de richesses.
Cette ambition passe notamment par le renforcement de la formation, l'amélioration de l'accès aux équipements et aux financements, la promotion des produits locaux ainsi que le développement de leur commercialisation.
« Nous voulons passer progressivement d'un artisanat essentiellement de subsistance à un artisanat davantage structuré, compétitif et capable de conquérir les marchés nationaux, régionaux et internationaux », a affirmé la Ministre Aghaichata Guichène Kari
Cette orientation suppose également de résoudre l'une des principales difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux artisans : l'accès aux marchés.
À ce niveau, les foires, salons, festivals et expositions sont considérés comme des espaces essentiels permettant de mettre les producteurs en contact avec des acheteurs, des partenaires et de nouveaux marchés.
Le Gouvernement entend ainsi renforcer les mécanismes de promotion et de commercialisation des produits artisanaux, tout en accompagnant les producteurs dans l'amélioration de la qualité, du conditionnement, du design et de la présentation de leurs œuvres, sans pour autant altérer leur authenticité culturelle.
Les outils numériques constituent également une piste importante pour permettre aux artisans de faire connaître leurs productions au-delà de leurs localités et d'élargir leur clientèle.
L'ambition affichée est que le talent d'un artisan de la région de Diffa puisse trouver preneur non seulement à Niamey et dans les autres régions du Niger, mais également, à terme, sur les marchés africains et internationaux.
La région de Diffa dispose d'un patrimoine culturel et artisanal diversifié, constitué notamment de techniques traditionnelles de tissage, de maroquinerie, de vannerie, de broderie, de travail du cuir et de plusieurs autres formes d'expression du génie créatif local.
Pour la Ministre, ces savoir-faire représentent une richesse nationale qui doit être préservée, valorisée et surtout transmise aux nouvelles générations.
L'objectif n'est donc pas d'opposer tradition et modernité, mais de partir des savoir-faire hérités des générations précédentes pour créer davantage de valeur économique et répondre aux exigences des marchés contemporains.
« Le développement de l'artisanat ne signifie pas abandonner nos traditions. Au contraire, il s'agit de partir de nos traditions pour créer de la valeur, des emplois et des opportunités », a-t-elle souligné.
À travers le FARCUB, les autorités entendent ainsi mettre en lumière l'image d'une région de Diffa riche de sa culture, de sa créativité, de sa résilience et de ses talents.
L'artisanat est en effet présenté comme une importante voie d'insertion professionnelle pour les jeunes désireux d'apprendre un métier, de développer une activité et de créer progressivement leur propre entreprise.
L'action envisagée repose notamment sur la formation professionnelle, le renforcement des capacités, l'accompagnement à l'entrepreneuriat, l'accès aux équipements et la recherche de mécanismes susceptibles de faciliter l'accès au financement.
Pour les femmes, l'artisanat constitue déjà une source importante de revenus et un instrument d'autonomisation économique.
L'ambition est de renforcer cette dynamique afin de permettre à davantage de femmes de passer de petites activités individuelles à des entreprises artisanales mieux structurées et plus compétitives.
« Nous voulons que chaque jeune qui possède un talent puisse se dire : mon savoir-faire peut devenir mon emploi et mon entreprise », a affirmé la Ministre.
La participation du Ministre en charge de l'Agriculture et de l'Élevage, le Colonel Mahaman Elhadj Ousman à, cette mission consacrée aux préparatifs du FARCUB illustre également la dimension multisectorielle que le Gouvernement entend donner au développement économique des territoires.

Selon lui, le festival offre l'opportunité de rapprocher l'agriculture, l'élevage, l'artisanat et l'entrepreneuriat local autour d'une même ambition : produire, transformer et consommer davantage au Niger.
Ces différents secteurs sont, a-t-il expliqué, complémentaires et constituent des fondements essentiels de la souveraineté économique.
L'agriculture et l'élevage produisent les matières premières, tandis que l'artisanat permet de les transformer et d'en accroître la valeur.
L'objectif, a-t-il indiqué, est donc de passer progressivement d'une économie principalement fondée sur la production et la commercialisation de matières brutes à une économie de transformation et de création de valeur ajoutée au niveau local.
Dans une zone comme N'Gourti, où l'élevage et les activités pastorales occupent une place importante dans la vie économique et sociale des populations, cette complémentarité entre les différents secteurs apparaît particulièrement stratégique.
Les ressources issues de l'élevage peuvent notamment être transformées en produits artisanaux à travers la maroquinerie, la fabrication d'objets en cuir et en peau, la valorisation des fibres ou encore la production d'équipements destinés aux activités pastorales.
« À N'Gourti, l'artisanat peut transformer les ressources de l'élevage en véritables opportunités économiques », a indiqué le Ministre.
Une telle dynamique est susceptible de favoriser la création d'emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, tout en contribuant à la diversification des sources de revenus des ménages vivant des activités pastorales.
Le potentiel de valorisation des cuirs, des peaux, des fibres et des autres sous-produits de l'élevage demeure, à cet égard, important.
Le défi consiste notamment à mieux organiser leur collecte, leur conservation et leur transformation afin de développer de véritables chaînes de valeur locales capables de répondre aux besoins du marché national et, à terme, de se positionner sur les marchés régionaux.
Pour le Ministre en charge de l'Agriculture et de l'Élevage, la création de davantage de richesse au niveau des territoires passe par un meilleur rapprochement entre les producteurs ruraux, les transformateurs, les artisans et les marchés.
Cette ambition, à expliquer le Ministre Mahaman Elhadj Ousman, suppose l'organisation des différents acteurs, le renforcement de leurs capacités, l'accès aux équipements et au financement ainsi que l'amélioration de la qualité des productions.
La création de débouchés constitue également une condition essentielle pour permettre aux activités de production et de transformation de devenir de véritables sources de revenus durables.
« Notre vision est claire : que chaque production rurale puisse générer davantage de valeur et que cette valeur reste le plus possible au bénéfice de nos territoires et de nos populations », a-t-il souligné.
À travers cette approche, le FARCUB apparaît ainsi comme un espace où se croisent plusieurs dimensions du développement : culture, artisanat, tourisme, agriculture, élevage, entrepreneuriat, emploi des jeunes, autonomisation économique des femmes et promotion de la production locale.
Au terme de cette troisième édition, le Gouvernement souhaite que le festival laisse aux populations de Blanakour et aux artisans de la région de Diffa des acquis concrets allant au-delà du souvenir d'une simple manifestation culturelle.
Pour la Ministre en charge du Tourisme et de l'Artisanat, le principal résultat attendu est la création d'opportunités pour les artisans.
Il s'agit, selon elle notamment de «leur permettre d'établir de nouveaux contacts, d'accéder à de nouveaux débouchés commerciaux, d'accroître leur visibilité et de mieux faire connaître leurs productions».
Les retombées économiques et touristiques du festival constituent également un enjeu majeur pour la localité de Blanakour et les populations environnantes.
L'organisation de cette manifestation doit contribuer à renforcer l'attractivité de la zone et à créer une dynamique économique autour des activités culturelles, artisanales et commerciales.
Mais au-delà des retombées immédiates, cette troisième édition doit également marquer une nouvelle étape dans la reconnaissance du potentiel artisanal de la région de Diffa.
Le message porté par les autorités gouvernementales est sans équivoque : les savoir-faire traditionnels constituent une richesse, la culture représente une force et l'artisanat peut jouer un rôle important dans la construction de la souveraineté économique nationale.
Le Gouvernement, à travers les différents départements ministériels concernés, réaffirme ainsi sa volonté d'accompagner les artisans, de valoriser leurs productions et de créer progressivement les conditions leur permettant de vivre dignement de leur talent et de leur travail.

À quelques jours de son ouverture, la 3ᵉ édition du Festival de l'Artisanat et de la Culture de Blanakour se présente ainsi comme un rendez-vous placé sous le signe de la valorisation du patrimoine, de la promotion des savoir-faire et de la recherche de nouvelles perspectives économiques pour les populations.

Du 4 au 6 septembre 2026, Blanakour deviendra ainsi un espace de rencontre entre traditions et modernité, entre culture et économie, mais aussi entre producteurs, artisans et acteurs du développement, avec l'ambition de démontrer que la richesse culturelle et les ressources locales peuvent constituer des fondements solides de la souveraineté économique et de la cohésion sociale du Niger.
AOM/SML/ANP/Septembre 2026