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Niamey, 16 mai (ANP)- À quelques semaines de la fête de Tabaski, le ministre du Commerce et de l'Industrie, Abdoulaye Seydou, a effectué ce samedi 16 mai 2026, une visite terrain pour s'enquérir de la disponibilité du bétail et de l'évolution des prix sur les différents marchés de la capitale.
C'est ainsi qu'il s'est rendu successivement aux marchés à bétail de la Commune 5, la Commune 2, à la ferme Indiana et dans certains marchés du quartier Niamey 2000.
Sur place, le ministre a échangé avec les revendeurs sur leur responsabilité à approvisionner la population en bétail à des prix raisonnables.

'' À quelques deux semaines de la fête de Tabaski, nous avons donc pris la journée d'aujourd'hui pour faire un tour dans les différents marchés de bétail afin de constater de visu la disponibilité des bétails, mais également l'évolution des prix '' a déclaré Abdoulaye Seydou.
Il a rappelé que l'État a pris '' une mesure bien que douloureuse pour certains, mais de haute responsabilité d'interdire l'exportation du bétail, que ce soit les moutons, les chèvres, etc ''.
Pour le ministre, il s'agit de '' mesurer l'impact de cette mesure et surtout de voir l'évolution des prix ''.
Il a dressé un double constat '' d'abord , il y a une présence du bétail dans les marchés, ça c'est indéniable. Plus on s'approche de la fête, plus les moutons prennent la direction de Niamey ''. Mais il a relevé '' une certaine cherté qu'il juge injustifiée au regard du contexte économique ''.
'' Aujourd'hui, les produits de grande consommation, notamment le mil, le riz, le maïs ont connu une baisse très importante, l'essentiel des aliments de bétail sont des produits extraits de ces produits, Il n'y a pas de raison que les moutons soient aussi chers que ça '' a-t-il estimé.
Abdoulaye Seydou a précisé que la majorité des vendeurs rencontrés sont des commerçants et non des éleveurs, '' L'essentiel de ceux qui sont dans les marchés de bétail ne sont pas forcément des éleveurs, mais des commerçants qui achètent en milieu rural et revendent à un certain prix, même s'ils arrive que souvent les gens exagèrent », a-t-il souligné.
Le ministre a annoncé que '' l'État suit la situation de près, et l'État va tirer les conséquences de cet état de fait, nous allons continuer les sensibilisations et attirer l'attention pour que tout le monde concourt à ce que cette activité commerciale soit en phase avec la volonté et la vision des plus hautes autorités, qui consiste à faire en sorte que les produits de grande consommation soient accessibles aux populations '' a-t-il affirmé.
Il n'a pas manqué de prodiguer des conseils aux acteurs rencontrés afin de garantir un approvisionnement suffisant et à des tarifs raisonnables.
HER/AS/ANP 0186 mai 2026