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Niamey, 07 Avril (ANP)-Un panel de haut sur le '' modèle de transition énergétique pour un développement durable'' a été animé ce mardi 7 avril 2026, à Niamey dans le cadre des travaux du premier forum international sur les énergies renouvelables couplés à la Journée Nationale des Energies renouvelables (FIER-JNER 2026).
Ce partage d'expériences a été conjointement animé par la ministre en charge de l'énergie du Niger, Pr. Amadou Haoua, son homologue du Mali Pr. Tiemoko Traoré, celui du Burkina Faso, M. Yacouba Zabre Gouba, le représentant du ministre de l'énergie du Tchad et le ministre nigérien en charge de l'industrie, M. Abdoulaye Seydou.
L'objectif de ce panel, ''c'est de définir les pistes d'action pour l'approvisionnement en énergie compétitive et fiable pour soutenir la transformation structurée de l'économie du Niger et des pays de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) à travers le partage d'expériences et la complémentarité avec les pays invités'', souligne le modérateur dudit panel, M. Francis Semporé du Burkina Faso.
Les intervenants ont tour à tour exposé au public le modèle de transition énergétique pour un développement industriel adopté par leur pays respectifs ; les mesures d'accompagnement qui doivent être offertes aux industries locales pour alléger leurs factures énergétique ; la question de type de financement mise en œuvre au niveau de chacun de ces pays et enfin la priorité absolue de chacun de ces pays pour accélérer l'industrialisation grâce à l'énergie.
Répondant à la question du thème central, les intervenants ont tous souligné que leurs pays ont choisi un modèle de transition énergétique progressif et pragmatique qui tient compte des réalités économiques mais aussi de l'ambition au développement du secteur industriel.

''Le Niger se positionne comme, à long terme, un producteur d'énergie nucléaire'' a annoncé Pr. Amadou Haoua.
Pour la question relative à la priorité absolue pour accélérer l'industrialisation grâce à l'énergie, les intervenants ont évoqué le caractère complexe de la question qui doit garantir une électricité fiable, compétitive, accessible et en continu.
S'agissant de la question du financement, les intervenants ont souligné qu'il s'agit d'un financement mixte qui est constitué par le financement de l'État qui est garant du secteur, ensuite le financement public- privé pour des grands projets et les financements privés dans une vision de souveraineté de chaque État.
Le taux moyen d'accès à l'électricité dans la région ouest africaine est estimé à environ 52%, avec une forte disparité entre les pays d'une part (89% au Ghana et 22% au Niger) et entre les zones urbaines et rurales d'autre part (80,72% en milieu urbain et 3,26% en milieu rural selon le rapport du Système d'Information Energétique du Niger 2022).
AIO/AS/ANP 040 avril 2026