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Communiqué de presse du Ministère des affaires étrangères, de la coopération, de l'intégration africaine et des nigériens à l'extérieur : Le Niger condamne fermement l'attentat à Mogadiscio ayant fait plus de 300 morts et de centaines blessés

Suite à l'attentat horrible qui a frappé Mogadiscio le 14 octobre 2017 et occasionné plus de 300 morts et de centaines blessés, le Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur présente, au nom du Président de la République du Niger, du Gouvernement et du peuple nigérien ses condoléances émues aux Gouvernement, au peuple somalien, aux familles des personnes décédées et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.

Le Niger dénonce et condamne fermement cet acte ignoble et lâche et qui ne saurait avoir aucune justification politique ou religieuse. Le Niger reste solidaire au

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Conférence de presse du ministre des Finances sur la situation dans l'Administration douanière : «Nous allons rétablir l'autorité de l'Etat sur la Douane aussi et casser cette organisation de captation des recettes de l'Etat »

Le ministre des Finances, M. Massoudou Hassoumi, a animé, hier matin, une conférence de presse motivée par la sortie médiatique du Syndicat national des Douanes (SNAD), elle-même consécutive à la nomination du nouveau Directeur général des Douanes.
Dans son intervention préliminaire, le ministre des Finances a rappelé que, dans le cadre de l'exercice normal de ces prérogatives, le Gouvernement a décidé de faire des nominations dans les emplois supérieurs de l'Etat, dont un nouveau Directeur général des Douanes. Suite à cela, a dit le ministre, le SNAD est sortie pour faire une déclaration dans laquelle «ce Syndicat rejette catégoriquement cette nomination et le principe même des réformes engagé par le Gouvernement et impose même que ce soit un douanier qui soit nommé Directeur général des Douanes ».
A son tour le ministre des Finances, M. Massoudou Hassoumi, a fustigé cette sortie qu'il a qualifiée de ''défi à l'autorité de l'Etat''. L'argument massue que fait prévaloir le SNAD pour rejeter cette nomination est leur Statut autonome. Mais dans sa réponse, le ministre Massoudou Hassoumi a rétorqué que l'article 164 de la loi 2013-31 du 4 juin 2013 portant Statut Autonome des personnels du Cadre des Douanes, auquel le SNAD fait allusion, dit ceci « les Inspecteurs Principaux (des Douanes) organisent, animent, orientent et contrôlent l'action des Services des Douanes. Ils ont vocation à occuper les emplois suivants...dont les Postes de Directeur général adjoint et Directeur général des Douanes». Le ministre des Finances estime que ce bout de phrase de leur Statut « vocation à occuper », même dans une interprétation juridique, ne veut dire ni plus, ni moins «qu'ils peuvent être nommés » ce qui est différent de«qu'ils doivent obligatoirement être nommés ».

Pour le ministre Massoudou Hassoumi, le Gouvernement a tout à fait le pouvoir de nomination aux emplois supérieurs de l'Etat, et les Douanes est un Corps à la tête duquel le Gouvernement peut nommer des douaniers, comme des non douaniers, tant qu'il estime que la personne qu'il nomme présente le profil qui cadre avec la mission, et surtout, qu'elle est à même de l'exécuter dans la loyauté aux règles de gestion d'une administration publique en préservant les intérêts de l'Etat.
«Tous les régimes, en fonction des circonstances, a dit le ministre, ont eu à nommer à la tête de la Direction générale des Douanes des douaniers comme des non douaniers ». Le ministre des Finances a expliqué que « la personne que le Conseil des ministres du jeudi dernier a nommée au poste de Directeur général des Douanes est certes un officier supérieur intendant de la Gendarmerie, qui a fait des études d'économie et des Finances, et qui a eu à accomplir, sous plusieurs régimes, des missions de gestion et d'assainissement à la satisfaction de tous. Ce n'est pas un politique. Les Nigériens ne le connaissent pas comme tel. C'est un cadre militaire capable d'accomplir la mission en toute rigueur et honnêteté à la tête de l'Administration douanière nigérienne ».
Or, a souligné le ministre Hassoumi Massoudou, «nous sommes dans une situation particulière qui appelle des mesures particulières ». Aujourd'hui, a-t-il expliqué, notre pays le Niger, à cause de ce qui se passe dans notre Administration douanière, est devenu presque le dernier en termes de mobilisation et d'encaissement des recettes douanières au profit de l'Etat. Pour illustrer le dramatique de la situation pour le Niger, le ministre a donné lecture d'un tableau qui donne les chiffres suivants en matière de prélèvements communautaires en 2016 pour les huit pays de l'UEMOA, soit 1% des recettes douanières de chaque pays: Bénin 9,5 milliards ; Burkina Faso 10,5 milliards ; Côte d'Ivoire 36,4 milliards ; Guinée Bissau 400 millions ; Mali 10,7 milliards; Niger 5,1 milliards ; Sénégal 18,9 milliards, Togo 6,4 milliards.
Et le ministre de faire le commentaire suivant «cela veut dire qu'à part la Guinée Bissau, un pays et qui a d'autres types de problèmes, nous sommes le dernier pays en termes d'encaissement par l'Etat des recettes douanières. Cela veut aussi dire que le Benin et le Burkina font chacun 2 fois mieux que le Niger ; le Sénégal 4 fois le Niger ; le Mali 2 fois le Niger ; le Togo 1 fois et demi le Niger et la Côte d'Ivoire plus de 7 fois le Niger. On devrait avoir honte de cette situation qui ne fait que se dégrader. Depuis que je suis là il y a moins d'un mois, ce que j'apprends chaque jour de la Douane et cela des quatre coins du Niger est encore plus grave. On m'appelle pour me dire que les douaniers ne travaillent que pour eux-mêmes. Quand les recettes arrivent, ils prennent 7 pour eux et 3 pour l'Etat. Comment voulez-vous qu'on continue comme ça ? Depuis qu'il est créé, il y a quelques années le Syndicat National des Douanes, se comporte en une organisation qui cogère avec tous les anciens DG et Secrétaires généraux des Douanes. Tout le monde fait partie de ce Syndicat, c'est une connexion ! Même le DG fait partie. C'est essentiellement une organisation pour défendre des intérêts particuliers, pour capter les ressources publiques et soustraire la Douane à l'autorité de l'Etat. Cela, nous ne pouvons pas l'accepter. Nous allons rétablir l'autorité de l'Etat sur la Douane aussi et casser cette organisation de captation des recettes de l'Etat. Ce que nous avons assigné comme mission dans ce Corps, c'est de sécuriser les recettes de l'Etat pour qu'elles servent exclusivement l'intérêt du peuple nigérien et réhabiliter l'image du douanier parce que beaucoup d'entre eux travaillent honnêtement», a souligné le ministre des Finances.
D'autre part, dans sa déclaration à la presse, le SNAD est allé jusqu'à faire des menaces à l'encontre du Gouvernement en disant qu'il est déterminé. A cela le ministre Massoudou Hassoumi a répondu que l'objectif du gouvernement n'est pas la recherche d'un affrontement avec tel ou tel syndicat, cependant, a-t-il estimé, dans ce qui ressemble à un défi à l'autorité de l'Etat et au devoir d'un gouvernement élu par les Nigériens, «nous sommes aussi déterminés dans l'intérêt du peuple nigérien».
A ce titre, il a clairement mis en garde les douaniers qu'ils sont avant tout et au regard de la loi et de la République, des agents qui ont des armes et l'uniforme de l'Etat et qu'ils doivent par conséquent et absolument se soumettre aux contraintes des autres Corps en uniforme. « De cela, nous allons en tenir compte », a dit le ministre.
Répondant à une question sur une affaire de bradage de containers de la SORAZ intervenue récemment et dans laquelle seraient trempés des Douaniers, le ministre a indiqué que cette affaire n'a pas de lien avec le départ de l'ancien Directeur Général des douanes, et que de toutes les façons, l'affaire en question quel que soient les personnes en cause, est aujourd'hui entre les mains de la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HALCIA) et de la Justice. Ce n'est plus une affaire du Ministère des
Finances, a dit M. Massoudou Hassoumi, ajoutant que ''tout celui qui est impliqué ira répondre de ses actes''.

Mahaman Bako(onep)

Passation de service au ministère en charge de l'Intérieur : Le ministre Massoudou Hassoumi passe le témoin au ministre d'Etat Bazoum Mohamed

Quarante huit heures après la formation du gouvernement, le nouveau ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, M. Bazoum Mohamed a pris fonction, lors d'une cérémonie au cours de laquelle le ministre sortant M. Massoudou Hassoumi, lui a passé le témoin.
La cérémonie de passation de service entre les ministres sortant et entrant de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, a eu lieu hier 13 avril, dans les locaux des services de l'état civil. Les cadres et agents du ministère, les représentants des autorités coutumières et leaders religieux, ainsi que d'autres invités ont assisté à l'événement.
Le Secrétaire général du Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, M. Ider Adamou, a saisi l'occasion pour rappeler brièvement l'œuvre accomplie par le ministre sortant M. Massoudou Hassoumi, désormais ministre de la Défense nationale. En tant que ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, le ministre Massoudou Hassoumi, a assuré avec ses collaborateurs sa mission de sécurisation des citoyens et de leurs biens avec « efficacité », a souligné M. Ider Adamou. Aussi, au nom des cadres et agents du ministère, il l'a félicité et lui a souhaité bonne chance pour son nouveau poste de ministre de la Défense.
Le Secrétaire général du ministère de l'Intérieur a par ailleurs assuré, le ministre d'Etat ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, M. Bazoum Mohamed qui vient de prendre fonction, de l'engagement des agents du ministère à œuvrer à ses côtés pour la mise en œuvre du programme de la renaissance II.interieur-2
Le ministre sortant, M. Massoudou Hassoumi, qui n'a pas caché son émotion, a apprécié la qualité des rapports, de la collaboration entre lui et les agents du ministère, deux années durant. Aussi, il a salué la mission accomplie par ses différents collaborateurs, notamment la chefferie traditionnelle, pour son précieux appui, la Garde nationale, la Police nationale, pour leur compétence et leur loyauté. M. Massoudou Hassoumi, a fait une mention spéciale aux chefs de la Garde nationale et leurs éléments, pour leur compétence, rappelant que certains d'entre eux sont tombés sur le champ d'honneur, en défendant le pays. Les différents directeurs, les responsables de l'inspection générale, ont eu également droit à un témoignage de satisfaction du ministre sortant.
Parlant du ministre d'Etat Bazoum Mohamed qui le remplace, M. Massoudou Hassoumi, a relevé qu'il s'agit d'un homme de «conviction et d'expérience », qui n'est pas « étranger aux questions, et politiques à mettre en œuvre en matière de sécurité ». Aussi, il a présenté le ministre d'Etat, M. Bazoum Mohamed comme un homme de « franchise » sur lequel les agents du ministère peuvent compter. «Je quitte confiant, car la suite peut être assurée dans les meilleures conditions», a conclu M. Massoudou Hassoumi.
De son côté, le nouveau ministre d'Etat chargé de l'Intérieur s'est réjoui de cette occasion qui lui a permis de prendre contact avec ses futurs collaborateurs. Le seul défi, pour lui, a-t-il relevé est de « remplacer Massoudou, qui aura marqué de façon déterminante le ministère». Le ministre d'Etat, Bazoum Mohamed a rappelé aussi, le travail abattu par son prédécesseur et ses collaborateurs, «en prenant des initiatives, mises en œuvre avec courage ». Ce qui, a-t-il souligné a rehaussé l'image du pays. Concernant les urgences dont il a pris connaissance au niveau du ministère, et qui portent sur l'insuffisance du personnel, et le problème d'infrastructures, le nouveau ministre a dit qu'il s'agit «des chantiers sur lesquels il faut s'y atteler».
Pour le reste, le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de laDécentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, M. Bazoum Mohamed a rappelé les qualités des Forces de Défense et de Sécurité, et s'est engagé à continuer «les mêmes efforts, et, avec la même passion, à assurer le travail indispensable» que lui a confié le Président de la République, SE Issoufou Mahamadou.

Souley Moutari(onep)

Visite du ministre des finances à la Direction Générale des Impôts : Réaffirmation de la volonté de l'Etat à faire exécuter la loi des finances dans son volet recette

«Je voudrais marquer notre détermination à aller de l'avant et à faire en sorte que nous soyons performants, au rendez-vous des attentes de notre peuple ». C'est en substance le message du ministre des Finances M. Massoudou Hassoumi aux agents de la Direction générale des impôts (DGI), où il était, hier, à la première heure. C'est la troisième structure relevant de son département ministériel que le ministre a visité après sa prise de fonction le 25 octobre dernier.
Poursuivant ses visites au niveau des structures relevant du ministère des finances, le ministre des finances, M. Massoudou Hassoumi était, hier, à la première heure à la
Direction Générale des Impôts(DGI), où il a eu une rencontre d'échanges avec le personnel, sur la mission, les objectifs et attentes vis-à-vis de ce service. C'est d'ailleurs sur ces points que la Directrice générale des impôts, Mme Rabi HaouaHambali, a fait une présentation.Mme Rabi HaouaHambali a rappelé que la Direction générale des impôts est chargée de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière fiscale, foncière et cadastrale. Et à ce titre,la DGI est chargée de la mobilisation des ressources internes à travers l'assiette, la liquidation et le recouvrement des impôts et taxes prévues par le législateur fiscal nigérien sur toute l'étendue du territoire.
Dix directions techniques, huit directions régionales, vingt deux centres des impôts, cinquante pour les recettes, comptant au total 860 agents toutes catégories confondues animent ces structures participant à la réalisation de la mission de la DGI. Pour ce qui est de l'objectif global financier assigné à la DGI, et suite au collectif budgétaire intervenu au mois de mai 2016, il est de 607 milliards de francs de CFA en fin décembre, a indiqué Mme Rabi HaouaHambali. Et l'objectif attendu en fin octobre est de 648,5milliards, tandis que les réalisations sont de 351, 5 milliards de francs CFA. «Malgré nos efforts, malgré notre engagement, nous n'avons pas atteint nos objectifs », a révélé la Directrice générales des impôts. Pour expliquer cette situation, elle a évoqué la baisse des prix des matières premières comme l'uranium ; la chute des cours internationaux du pétrole ; la baisse de la Naira, la monnaie nigériane ; la fraude massive des produits pétroliers venant du Nigéria ; la baisse des activités dans presque tous les secteurs. Ce qui aurait impacté les performances en matière des taxes et impôts.
Ces contre performances ont amené les agents de la DGI à mieux s'organiser et à perfectionner leur méthode de travail afin d'améliorer leur résultats, a indiqué Mme Rabi HaouaHambali. Dans ce sens, elle a annoncé quelques actions dont l'élaboration d'un plan stratégique spécifique pour le dernier trimestre afin d'atteindre les objectifs de cette période, ainsi que des reformes et des mesures. Mais Mme Rabi HaouaHambali a aussi fait cas des contraintes, comme l'insuffisance des infrastructures d'accueil, l'insuffisance des ressources humaines, du parc auto, la réduction du fonds d'intervention, auxquelles la DGI est confrontée dans l'exécution de sa mission. Et, en perspective, la DGI envisage entre autres actions, l'élaboration d'un plan d'action stratégique triennal de 2017 à 2020 etd'un plan de communication.
Intervenant à la suite de la Directrice générale des impôts, le ministre des Finances M. MassoudouHassoumia relevé l'importance pour l'Etat du service des impôts, qu'il a qualifié de «vénérable maison ». Le ministre des Finances s'en est expliqué : «Elle est vénérable, parce que l'Etat moderne, l'Etat tout court, se bâtit autour de la levée des impôts ». Ce qui fait ainsi ressortir «la centralité » des services des impôts au sein de l'Etat. Le monopole du prélèvement obligatoire des impôts est la caractéristique de l'Etat, a-t-il précisé. «L'exercice de cette autorité de l'Etat doit se traduire ici par une volonté très claire : lever les impôts, faire exécuter la loi des finances dans son volet recette de manière déterminée. La santé d'un Etat se mesure aussi à sa capacité à exercer ce pouvoir régalien», a déclaré le ministre des Finances.
Mais, appréciant les réalisations qui ont été faites comparativement aux prévisions, M. MassoudouHassoumia estimé que «l'écart est abyssal ». Sans nier la conjoncture économique qui est des plus difficiles, l'environnement sécuritaire difficile, la baisse des prix des matières premières, le contexte du voisinage avec le Nigéria, le ministre des Finances trouve que tout cela n'explique pas le manque de performance. «Notre problème principal, ce n'est pas tant les lois des finances, mais c'est surtout et d'abord le rendement de certains impôts », a dit M. MassoudouHassimi. Aussi, il a évoqué le cas des impôts fonciers, qui dit-il sont d'un « rendement quasiment nul», la TVA qui n'est pas prélevée. «Je pense que ce sont des impôts faciles et très productifs. Avant de penser à de nouveaux impôts, mobilisons déjà les impôts qui existent, et qui sont très insuffisamment mobilisés », a-t-il dit.
En fait, a poursuivi M. MassoudouHassoumi, même les autres impôts ne sont pas suffisamment mobilisés. « Le problème principal, c'est de définir les périmètres des impôts,les mobiliser, se donner les moyens et aussi, l'éthique nécessaire pour le faire. Je tiens à vous dire très clairement que je m'engage à tout faire avec chacun d'entre vous qui voudrait bien participer, pour mobiliser ces impôts là. Il ne faut pas casser la branche sur laquelle on est assis », a dit le ministre des Finances aux agents de la DGI, qui, dit-il, doivent être les premiers à pâtir du manque de mobilisation des impôts. D'où son appel au sens de responsabilité des agents, tout en assurant aussi que les règlements seront appliqués, en matière de discipline et de sanctions. « Nous ne pouvons pas continuer à observer toute une chaine de complicité, de combines, qui font que l'Etat ne se retrouve pas dans ses droits », a lancé le ministre des Finances.
Toutefois, a-t-il indiqué concernant certaines insuffisances notamment le manque de personnel de terrain, un recrutement conséquent sera fait, avec les moyens nécessaires pour la mission et les reformes seront accélérées. Aussi, le ministre des Finances a estimé qu'il est nécessaire de trouver des «éléments de motivation» autre que les ristournes, mais aussi des moyens de rétorsion. « Nous ne pouvons pas laisser sombrer notre Etat. Ceux qui se mettraient au travers de cette volonté de mobiliser les recettes, seront considérés comme des adversaires, et nous les combattrons. C'est clair », a averti le ministre Massoudou. Mais il n'y a pas que le bâton, il y'a aussi la carotte. A cet effet, le ministre des Finances a indiqué que ceux qui s'engageront par leurs actions quotidiennes avec des résultatsseront valorisés. « Il faut nous mobiliser, reconnaitre ceux par qui l'Etat se renforce, et existe, mais il faut aussi couper les branches mortes, pour que ceux qui travaillent fassent avancer notre pays », a martelé M. MassoudouHassoumi. Mais tout se fera dans le cadre de la loi des
Finances, et malgré la situation économique difficile, le ministre des Finances estime qu'il y a beaucoup de marges.

Souley Moutari(onep)

Rencontre entre les autorités nigériennes et le corps diplomatique sur le processus électoral : Des échanges « francs et fructueux» sur le processus électoral en cours

La ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l'Intégration africaine et des Nigériens à l'extérieur, Mme Kané Aichatou Boulama, et le ministre de l'Intérieur de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, M. Hassoumi Massoudou, étaient, hier après-midi à l'Auditorium Sani Bako, avec les diplomates accrédités au Niger pour une rencontre d'échanges sur le processus électoral en cours.
«Comme à l'accoutumée, le gouvernement tient à ce que les partenaires et amis du Niger soient informés sur toutes les questions relatives à la vie sociale, politique et économique du pays», a dit la ministre en charge des Affaires étrangères Mme Kané Aichatou Boulama, en introduisant la rencontre à laquelle ont pris part les diplomates et représentants d'organisations internationales, régionales, sous régionales accrédités au Niger. Il s'est agi d'une rencontre sur les «questions de l'heure», notamment le processus électoral au sujet duquel les diplomates ont eu des informations de la part du ministre de l'Intérieur, M. Hassoumi Massoudou, qui, dans un exposé introductif a fait le point sur la question. Ce qui a donné lieu à un échange, « franc et amical comme à l'accoutumée», ainsi que l'a souhaité la ministre des Affaires étrangères.
A la fin des échanges, Mme Kané Aichatou Boulama, a indiqué que la rencontre a été l'occasion pour elle et son homologue en charge du ministère de l'Intérieur de «donner tous les détails relatifs à l'organisation du deuxième tour». Une échéance qui, a-t-elle confirmé, «aura bel et bien lieu le 20 mars». La ministre des Affaires étrangères a rappelé les raisons qui justifient la tenue de ce scrutin, et qui ont été exposées aux diplomates.
«C'est un agenda constitutionnel que nous ne pouvons pas changer. Et, nous leur avons donné l'assurance des autorités nigériennes à garantir la stabilité des institutions. Nous les avons informés que le processus électoral va suivre son cours normal. Nous avons eu des assurances de tous ceux qui se sont exprimés, du soutien qu'ils accordent au Niger pour que la légalité prévale, du soutien qu'ils apportent au peuple nigérien pour qu'il puisse s'exprimer démocratiquement. Nous sommes tout à fait en parfait accord avec eux sur ce point», a déclaré Mme Kané Aichatou Boulama.
A ce sujet, elle a rappelé l'engouement suscité par les élections présidentielle premier tour et législative dont le taux de participation était d'environ 67%. «Nous allons continuer Incha Allah avec l'appui de nos partenaires, à poursuivre ce processus, pour qu'on n'ôte pas au peuple nigérien ce droit de voter, et de choisir son président de la République », a assuré la ministre des Affaires étrangères.
Ces échanges avec les deux membres du gouvernement, ont été «francs et fructueux comme à l'accoutumée», a estimé le représentant résident du PNUD au Niger, et coordonnateur du système des Nations Unies, M Fodé N'Diaye. «Ce que je dis, ce que j'ai toujours répété à tous les partis politiques de la majorité, comme de l'opposition, c'est que dans tout pays, toutes les filles, tous les fils ont le droit non seulement de briguer les suffrages des citoyennes et des citoyens, mais aussi le devoir de le faire, de construire un avenir meilleur pour leur pays. Mais on ne peut pas le faire dans un pays qui n'existe pas», a ajouté le Coordonnateur du système des Nations unies. Aussi, il a lancé un appel pour que la sérénité et le calme qui ont prévalu jusque-là lors des élections, puissent être préservés, et pour qu'il y ait «des élections libres qui permettent l'expression du suffrage pour avoir des autorités légitimes à même de conduire les destinées de ce pays qui est confronté à plusieurs défis, sécuritaires, humanitaires et de développement».
M. Fodé N'Diaye a saisi également l'occasion pour appeler l'ensemble des parties confrontées à des problèmes à «faire recours aux institutions légalement instituées, parce qu'un Etat se bâtit sur des institutions crédibles qui fonctionnent et auxquelles tout citoyen a le droit de pouvoir faire recours de manière légale». Au sujet du deuxième tour de l'élection présidentielle, il espère que toutes les dispositions seront prises pour que le scrutin se déroule dans le calme et la sérénité.
De son côté, l'ambassadeur et chef de la délégation de l'Union Européenne (UE) au Niger, M Raul Mateus Paula, a souligné que «les élections sont un processus extrêmement important surtout pour le Niger, qui connait une consolidation démocratique, et qu'il faut une grande responsabilité de la classe politique en général». L'UE, a-t-il rappelé, est observateur. Mais, a-t-il précisé, «un observateur intéressé, dans la mesure où il est fondamental que le Niger gagne en stabilité politique, avec un président, un gouvernement, qui va sortir des urnes et qui va s'atteler, continuer le travail déjà amorcé, pour faire face aux défis de sécurité, de développement, de lutte contre la pauvreté, et de stabilité politique».

Souley Moutari(onep)

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BILAN DE L’AN 1 DE MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME DE RENAISSANCE II

BILAN DES 3 ANS DE MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME DE RENAISSANCE

BILAN DES 2 ANS DE MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME DE RENAISSANCE

Ecouter l'hymne du Niger