Réunion ordinaire du comité de surveillance épidémiologique : Présentation de la situation nationale de 2015 à nos jours et stratégies pour une éventuelle riposte

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Le Premier ministre, chef du Gouvernement, SEM. Brigi Rafini a présidé, vendredi dernier, la réunion ordinaire du comité de surveillance épidémiologique. L'objet de cette réunion à laquelle ont pris part le ministre de la Santé publique, les autres membres du comité et les partenaires techniques et financiers, est la présentation de la situation épidémiologique 2015, celle du début de l'année 2016, en vue de préparer éventuellement la riposte.
Au cours de cette rencontre, le secrétaire général du ministère de la Santé publique, et responsable du comité de surveillance épidémiologique, Dr Mahamadou Idrissa Maïga, a d'abord présenté une synthèse de la situation de l'année 2015 et du début de l'année 2016. Il a rappelé la situation à laquelle le Niger a fait face l'année passée avec l'épidémie de méningite qui a sévi dans certaines régions du Niger. Dr Mahamadou Idrissa Maïga, a également présenté la situation concernant les autres maladies, comme la rougeole, la poliomyélite, etc., dont la situation est calme. Il a ensuite évoqué les dispositions prises, en vue d'une éventuelle riposte en cas de nécessité. En effet, un budget d'environ 15 milliards de francs CFA a été élaboré dans ce sens selon Dr Mahamadou Idrissa Maïga qui a également relevé les difficultés qui se présentent et les attentes.

L'année 2015 a été difficile, a-t-il commenté. Aussi il a espéré que l'année 2016 soit calme. Dans tous les cas, il faut rester vigilant et se préparer à toute éventualité. Des médicaments et des vaccins sont disponibles, même s'il y a nécessité d'une mobilisation par rapport au budget prévu dont le gap est très grand a-t-il précisé. A ce sujet, le président du comité de surveillance épidémiologique a préconisé l'organisation d'une table ronde en vue de mobiliser les sommes nécessaires pour la mise en œuvre de ce plan de riposte. Le représentant résident de l'OMS Dr Pana Assimawé a salué l'initiative du comité et a relevé l'importance et la nécessité du renforcement de la surveillance pour prévenir des situations comme celle de l'épidémie de méningite que le Niger a connue en 2015. Les autres maladies évitables par la vaccination doivent aussi faire l'objet de suivi, a-t-il suggéré.
Le ministre de la Santé publique M Mano Aghali, a exposé les différents scénarios élaborés dans le cadre de la surveillance, et de la riposte. Il a saisi l'occasion pour rappeler aux partenaires les attentes du Niger dans la mobilisation des ressources nécessaires pour ces opérations. Le Représentant résident du PNUD, M. Fodé NDiaye a également souligné l'importance de la surveillance épidémiologique, surtout dans ces moments que le pays va vivre avec les grands rassemblements lors des campagnes électorales. Il a réaffirmé le soutien des partenaires pour aider les autorités dans leurs efforts.
Tirant la synthèse de la réunion, le Premier ministre a indiqué, qu'en raison de certains facteurs comme la situation géographique et le climat, le Niger reste un pays à risque, en ce qui concerne la méningite, et il y a lieu de rester vigilant. Il faut renforcer la surveillance, et Niamey mériterait plus dans ce sens en raison de la situation de 2015, a estimé le chef du gouvernement. «Nous avons besoin d'un plan de riposte approprié, d'une stratégie de vaccination, pour ne pas être surpris», a-t-il souligné. Aussi, M. Brigi Rafini a-t-il recommandé que le budget proposé soit réexaminé.

Souley Moutari(onep)