Installation du comité de réflexion sur les conséquences de la crise sécuritaire dans la région de Diffa : Examiner les questions liées à l'insécurité dans la zone

  • Imprimer

Un comité composé d'une dizaine de membres, dont des secrétaires généraux des ministères et des personnes ressources, a été installé pour réfléchir sur les conséquences sociales et humaines nées de la crise sécuritaire dans la région de Diffa. Les membres de ce comité se sont réunis hier après-midi dans la salle de réunion de la Primature sous l'égide du Premier ministre, Chef du Gouvernement, SE Brigi Rafini. L'installation de ce comité s'est déroulée en présence du ministre de l'Intérieur de la Sécurité Publique, de la Décentralisation, des Affaires Coutumières et Religieuses M. Hassoumi Massoudou, et du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Porte-parole du Gouvernement, M. Marou Amadou.

A l'issue de la rencontre, le président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), le Colonel Major Mahamadou Abou Tarka, a bien voulu partager la délicatesse et l'importance de la mission qui les attend. Selon lui, parmi les menaces auxquelles notre pays est confronté, la plus aigüe est sans doute la crise sécuritaire dans la région de Diffa. Cette menace a eu des conséquences économiques et sociales très graves. Il a indiqué qu'outre cette situation d'insécurité, Diffa a connu plusieurs campagnes déficitaires sur le plan agricole. Cette situation a également perturbé le fonctionnement des services sociaux de base, notamment l'éducation. Il a souligné que les Forces de Défense et de Sécurité sont à pied d'œuvre pour contrôler la situation, précisant qu'elles sont arrivées à interdire notre pays à la secte Boko Haram.
Le Colonel Major Mahamadou Abou Tarka est revenu avec une insistance particulière sur les conséquences sociales de cette crise, précisant que le Sud-Est de notre pays a subi un véritable traumatisme. Il a expliqué que de nombreux jeunes ont rejoint les rangs de Boko Haram. ''Il ya eu beaucoup d'arrestations, beaucoup d'emprisonnements. Beaucoup de familles ont été déchirées, car une partie des membres de ces familles s'est retrouvée de l'autre côté et une partie du côté de l'Etat. Et toutes ces familles victimes ont besoin de retrouver leurs enfants, de les rééduquer et de les réinsérer'', a-t-il conclu.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)
www.lesahel.org